28 juillet 2015

Connaissez-vous Fred Le Chevalier ?

Très peu de couleurs font ses personnages, généralement blancs et noirs. Parfois une petite phrase est apposée aux côtés de ses dessins collés sur les murs de la ville, et sont parfois accompagnés d’animaux.
Comme Fred Le Chevalier le dit lui-même : « Ce sont des cyclopes et des personnages tout droit sortis de la mythologie grecque, des enfants ou lutins masqués couverts de bandages ou de cornes … ». Ses dessins nous racontent une histoire.
Fred Le Chevalier, c’est comme un poète des rues.
Ils sont sur les murs mais également dans des livres sans texte comme il l’explique « il s’agit de recueils qui rassemblent  ses dessins ». Il a également réalisé un livre avec un embryon d’histoire, un livre objet ; une histoire d’amour entre deux personnages qui se cherchent, qui se repoussent. Son deuxième projet est une série de portraits interchangeables avec des hommes & des femmes. On peut mettre un homme en face d’une femme  ou d’un homme comme on veut, il s’appelle « l’amour n’est jamais sale ».

Parle-nous de ton univers ! Je dessine des personnages en noir et blanc qui sont assez reconnaissables car ils ont des dimensions pas totalement réalistes, des grosses têtes, ils ne sont pas totalement adultes pas totalement enfants. Que je fais évoluer, se rencontrer entre eux, entre personnages. Ils ont une vie de papier grâce aux illustrations sur des feuilles exposent dans des cadres, puis une vie dans la rue où je les colle sur des murs les plus contrastés possible, je recherche donc des allées, des impasses, des murs un peu sales…
Quelle a été ta première expérience artistique ? Je dessinai beaucoup enfant, j’ai fait des beaucoup de concours de dessins. J’habitais à Angoulême la ville où il y a le festival de la bande dessinée, il y avait beaucoup de choses visibles à ce moment-là comme des murs peints et d’autres animations. Mon père faisant de la peinture j’ai été marqué par tout cela, je lisais beaucoup. Puis j’ai arrêté de dessiner à l’adolescence. Je me suis remis à dessiner en rencontrant Béatrice Myself, qui fait des dessins très simples que je trouve poétiques, touchantes, ça m’a donné envie de m’y remettre parce que j’aimai ce qu’elle faisait et je trouvai cela accessible. Donc j’ai acheté des feutres, un cahier et je me suis remis à dessiner avec le même trait comme  celui que j’avais à 11 ans.
Depuis combien de temps tu travailles dans la rue ? Je dessine depuis 9 ans, et depuis 5 ans je colle dans la rue. Au début je collais de tous petits dessins que l’on ne voyait pas trop, ils étaient plus discrets. Je ne pensais pas que je me mettrais beaucoup à coller sauf que j’ai aimé ça. Le moment de coller et le moment de balade, de tranquillité, de liberté qui est précieux c’est pour cela que j’ai autant accroché.
Quelle est ton évolution depuis ? Il y a eu une évolution au niveau de la taille des personnages et aussi par rapport au nombre d’éléments qui sont collés. Puis il y a eu par le collage des illustrations pour des albums musicaux,  des expositions qui n’étaient pas l’idée initiale. J’ai également était contacté pour réaliser des dessins pour un film, Les petits princes de Vianney Lebasque. Le réalisateur avait repéré mes dessins en garant son scooter devant un mur où il y avait mes collages. C’est une belle histoire, où on a conçu à deux les dessins. J’ai également apprécié le scénario comme ayant travaillé dans l’enseignement. J’ai aussi réalisé des interventions auprès d’enfants dans des écoles, des centres d’arts plastiques.
Quels sont les artistes que tu apprécies, qui t’inspire ? J’étais inspiré par la bande dessinée italienne en noir et blanc, dont Hugo Pratt. Beaucoup de graphismes dans la musique punk rock avec des fanzines photocopiés fait à la main avec beaucoup de dessins, de collage, de créativité. Je lisais beaucoup de classiques de littérature avec des gravures en noir et blanc, les dessins de Terry Gilliam des Monty Python, des vieux films en noir et blanc comme le Village des Damnés.
Si tu devais organiser une exposition, quels seraient les artistes que tu présenterais ? C’est une question super dur ! Je dirai des gens que je ne présenterai pas parce qu’ils existent déjà très bien tout seul : Je suis très admiratif de ce que fait Stéphane Blanquet un dessinateur qui est pour moi un artiste au sens noble du terme. C’est une boule d’énergie qui fait une quantité de choses, un trait très très fin, très pointilleux, des dessins qui sont moitié dur moitié merveilleux.  J’admire aussi un auteur de bandes dessinées, David B qui est assez proche de ce qui me touche c’est très histoire de petit garçon, beaucoup de personnages de contes, d’histoire, souvent en noir et blanc avec une part de rêve de dureté. Ce sont des gens que j’aime beaucoup. Ou je ferai une exposition de mon père qui fait de la peinture , du pastel avec plein de couleurs.
Quelle est ton actualité ? Je fais régulièrement des petits salons de créateurs dans des bars. Des balades collages. Côté expositions, je devrais normalement exposer à Paris en avril et en septembre avec une exposition surprise ; j’aime bien quand les gens voient quelques choses qui n’est pas attendues et peut-être une exposition à Angoulême ma ville natale avec mon père.
Depuis que nous avons commencé, je remarque que les passants s’arrêtent souvent pour discuter avec toi ? Oui très souvent, c’est le côté cadeau. Mais parfois il y a un râleur, sinon j’ai beaucoup de retours chouettes, ça fait partie du truc. Croiser, échanger, j’aime beaucoup, ça ajoute quelque chose. Il y a le plaisir personnel un peu égoïste j’ai besoin de dessiner, et, je dessine, je les sors, je les fais voyager (les personnages). Finalement ce croisement avec les gens apporte une dimension riche et je me retrouve à parler avec des personnes avec qui je n’aurai jamais discuté, il va y avoir une vieille dame de 80 ans, un petit garçon, c’est très très divers et plus souvent bienveillant comme je fais du papier ça ne va pas agresser le passant, si je fais la même chose à la peinture je pense qu’il y a des gens qui hurleraient. Il y a plein de petits échanges fortuits, gratuits que j’aime beaucoup.

27 juillet 2015

Connaissez-vous Dilian ?

Avec la douceur de l'été qui arrive, j'avais envie de vous présenter une artiste aux dessins poétiques.

Il s'agit de Dilian. J'ai aperçue pour la première fois son travail du côté du 18e arrondissement de Paris. J'aime beaucoup dans ses dessins la simplicité du trait qui en dit beaucoup. Et, toujours de deux / trois couleurs. Original comme concept. Je vous laisse la décou vrir, elle a amicalement répondu à mes quelques questions que j'aime poser aux artistes.

Quel est ton artiste favori ?
Si je dois en choisir un seul, ce serait une seule ! Et ce serait Yayoi Kusama. Je suis fan de la folie colorée de cette artiste, de l’atmosphère qui se dégage de ses installations (et particulièrement celles aux pois rouges). Une atmosphère à la fois oppressante, joyeuse et triste.
Si je dois choisir un street artiste, ce serait Seth. Je suis amoureuse de la poésie de ses œuvres : la douceur de son trait associée à la dur fragilité de l’enfance.


Quel est ta 1ère expérience artistique ?
Je ne sais pas dire quelle est ma 1ère expérience artistique parce qu’il est encore très difficile pour moi de me penser artiste ! Je n’ai aucune formation artistique et dessine depuis moins de 3 ans. Alors, sans connaitre la définition d’expérience artistique, je peux te parler de comment est née Dilian, l’univers de mes dessins et mon besoin de le vivre et de le partagé … C’était un soir d’octobre, j’ai pris un feutre et j'ai créé sans m’en rendre compte mon petit personnage. Ce jour là, j'ai trouvé mon trait. C’était simplement comme une évidence. L’évidence d’une partie de moi-même qui n’en pouvait plus de se cacher ! Je crois vraiment avec un peu de recul que mes dessins, c'est mon petit monde intérieur, mes humeurs, qui n'en pouvait vraiment plus de se cacher... Les feutres de mon petit monde intérieur interdit qui ont poussé la porte du Monde, le grand de Monde – le vrai de Monde. Quelques jours après, à peine quelques jours après, j'ai signé ce premier dessin "Dilian". Il m'aurait été impossible de le signer de mon nom. Dilian, c'est vraiment l'anagramme de mon petit moi-même. Je pense vraiment que je l'ai inventé juste pour dessiner. Dessiner et partager. 


Et depuis, comment tu peux définir ton évolution ?
Mes dessins, j’ai tout de suite eu envie de les partager ! Dessiner pour soi, juste pour soi, uniquement pour soi… Je trouve ca un peu triste. Alors, j’ai commencé à les partager sur facebook et puis j'ai commencé a coller dans les rues de paris, pour partager un peu plus. La première fois, c'était en octobre 2011, ça faisait deux mois que j'étais parisienne ! J'ai pris mes dessins imprimés sur papier photo et je me suis dit que j'allais les coller dans la rue... Mais les coller pour que les gens les prennent ! J'avais pas envie qu'ils soient "volés", j'avais envie que mes abandons soient recueilli ! Alors, j'ai collé a côté de mes dessins ce message "take away" ! C'est comme ça que j'ai commencé et que je poursuis. J’adore l’idée que quelqu’un découvre un dessin, prenne le temps de le regarder, d’en choisir un et de l’emporter avec lui. 

De fil en aiguille ou de dessins en partage devrais-je dire… mon envie de partager et de créer prend de plus en plus de place dans ma vie. J’ai eu la chance en février de faire un take away au cabinet d’amateur sur l’invitation de Patrick Chaurin. J’ai adoré ce premier contact avec les personnes qui découvraient mes dessins. Vraiment adoré. Et puis ça m’a encouragé aussi. Depuis, je colle de plus en plus de take away bien sûr mais aussi des éphémères comme je les appelles : des dessins que je fais aussi au feutre mais sur tissu ! Et ceux là, ne sont pas destinés à être emportés… 

Et depuis quelques temps, je cherche d’autres techniques et teste d’autres supports. J’ai testé récemment la sérigraphie et j’ai trouvé ça magique… Ça me donne encore d’autres idées, j’aime beaucoup. Mais c’est encore en réflexion tout ça alors pour l’instant je me tais ! 

En conclusion, je pense très honnêtement que je suis toute vraiment toute jeune dans « l’art » (que je mets encore pour moi entre guillemet) mais que je sens bien maintenant en être au tout début de mon évolution artistique et surtout en être au début de mes envies par lesquelles je me laisse porter…



Crédit photos : Dilian


MERCI DILIAN


1er publication sur le blog : juillet 2013

26 juillet 2015

Pourquoi il il faut aller à #ParisPlage #PariSeine

Depuis le 20 juillet la nouvelle édition de Paris Plage a démarré. Aussi, dès le premier jour je suis allée là-bas et j'aime même réussi à avoir un transat, le temps de me reposer pendant que little kid jouait avec bonheur dans le sable.

Plus sérieusement pourquoi il faut aller à Paris Plage :

  1. Parce que c'est gratos et c'est une idée de balade sympathique pour toute la petite famille.
  2. Quand il faut chaud, c'est agréable de se rafraîchir sous des douchettes qui me font penser à des arbres et les enfants adorent cet endroit. C'est au niveau du pont neuf.
  3. Il y a beaucoup d'animations pour les petits et les grands : atelier conte, club enfants, bibliothèque éphémère, coin lecture, boulodrome et encore plein d'activités dont vous pourrez découvrir sur place.
  4. Paris Plage ne s'arrete pas au centre de Paris. Paris plage est aussi au bassin de la Villette, et cette année au sein de centres sportifs comme dans le 14e avec "Elisabeth Plage" au centre sportif Elisabeth 7 avenue Paul-Appell, et au centre sportif Louis Lumière au 3 rue Louis Lumière dans le 20e arrondissement de Paris.
  5. En cas de soif, bénéficiez des 8 points de fontaines d'eau potable situés tout le long du parcours. Il y en a même une d'eau pétillante. 
  6. Quel bonheur de ne pas avoir de voitures sur la voie Georges Pompidou et de l'avoir pour nous les piétons !

 Dessin de PLANTU pour l'affiche 2015





Louvre à la plage au niveau du quai de la Mégisserie

Bref de quoi passer de belles vacances avec Paris sur les signes de la détente, le sports et la culture.

En savoir plus :