Affichage des articles dont le libellé est DESSINS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DESSINS. Afficher tous les articles

13 septembre 2017

Contemporeines : Marika Perros

Hello,

Voici le portrait de Marika PERROS, une des nouvelles artistes de la 3e édition de Contemporeines à la Galerie Maurice Ravel.

Elle viendra se joindre aux premières artistes de l'aventure qui sont Joëlle BONDIL, Florence BRODARD, Jennfier MACKAY, Anne-Laure MAISON. Retrouvez leurs interviews.

En début de semaine je vous ai présenté Sophie CUSSET une des 2 nouvelles artistes invitées.


Aussi, c'est avec plaisir que je vous propose l'interview de Marika PERROS. Je la remercie d'avoir répondu à mes questions.



marika perros
Mon univers artistique ?

Très jeune, je regarde les peintres de la renaissance, les sculptures grecques, etc. J’ai la formidable chance d’avoir un père passionné de voyages qui me fait visiter enfant les plus grands musées d’Europe ainsi que de nombreux lieux mythique (Delphes, Athènes, Venise, l’Alhambra etc. Nourris de tout ce que je vois, je pratique le dessin et la peinture très assidûment.

Vers 12 ans, je pense, j’ai entendu qu’on cessait d’être un enfant, quand on cessait de voir des images dans les nuages. Peut être ma volonté de rester enfant, mais surtout celle de conserver mon imagination m’a poussée à continuer à rêver en observant le ciel et à faire de même sur le papier. Donc au lieu de représenter une image précise, je me mis à faire des taches sur le papier et à imaginer des personnages, animaux, paysages, dans ces taches. (un peu comme  Max Ernst, sans même connaître son existence, ni sa manière de travailler à l’époque)

Je crois que c’est là qu’est né mon engouement de jouer avec l’abstraction et la figuration.  Le petit chien dans les « Ménines «  de Vélasquez est certes un chien quand on le voit de loin, mais de près, c’est une série de mouvements du pinceau, très enlevée et très abstraite.
Ma volonté d’aller dans cette direction a été amplifiée quand à l’école d’art, un certain professeur m’a affirmé que c’était impossible…
           
Pendant toutes ces années de pratique, j’ai oscillé entre une semi-figuration ou une semi-abstraction, obnubilée toutefois par une phrase d’ Hokusai disant que le trait doit être vivant.

J’ai adoré les peintres de la renaissance et les surréalistes pendant mon adolescence, suis tombée amoureuse de l’abstraction lyrique (Sam Francis, Rothko) pendant mes études, avec une affection toute particulière pour Vermeer tout au long de ma vie. C’est encore lui que je regarde si je suis en panne d’inspiration!

Après avoir travaillé pendant des années sur le plein (« all-over semi figuratif ») j’ai inversé la tendance  il y a une dizaine d’années et me suis mise à travailler sur le vide, le silence, la paix.

Depuis combien de temps j’évolue dans le milieu artistique ? 

Depuis ma première école d’art au Danemark, c’est à dire depuis mes 18 ans, j’en ai 55, ouf… presque 40 ans… le temps passe très vite ;-)

Quels sont les artistes que tu apprécies et qui t’inspirent ?

Actuellement, j’aime énormément Cy Twombly  et je continue à regarder Vermeer.  Citer tous les artistes que j’aime et qui m’ont inspirée dans ma vie serait trop long mais j’aime  beaucoup des artistes de land art comme Richard Long, Andy Goldsworthy et de l’Arte povera comme Mario Mertz et Giuseppe Penone.

Si tu devais organiser une exposition, quels seraient les artistes que tu présenterais ?

Et bien il y aurait déjà tous ceux cités précédemment.

Je crois que je ferais une sélection d’œuvre en partant d’une Vénus du paléolithique puis une sculpture étrusque, un vase grecque antique, une stèle maya, une vierge à l’enfant du 12° siècle,  un moucharabiés du 15°, une enluminure persane, un Adam et Eve de Cranach le jeune, une peinture de Jérome Bosch, un dessin de Léonard de Vinci,  une peinture de Michel-Ange et du Caravage.,Vermeer bien sur et je ferais un grand saut dans le temps jusqu’au 19° avec une esquisse de Delacroix, en passant par une œuvre d’Hokusai et de Gustave Moreau. Et de nouveau un grand saut  avec des œuvres d’Henri Michaux, Alechinsky, Sam Francis, Rothko, Marc Tobey. Un bon Tapiés, du land art, une installation de Magdalena Abakanowicz et pour finir Cy Twombly.


coquelicot marika perros
© Marika Perros - Coquelicot 
debout marika perros
© Marika Perros - Debout

Quelle est ton actualité ? 

Tout d'abord ma participation à la Présentation d'Art® Contemporeines à l'initiative de Diverzarts à la Galerie Maurice Ravel Paris 12ème du 18 septembre au 6 octobre 2017.
Je prépare actuellement une exposition qui aura lieu à Bruxelles le 21 Octobre 2017 à l’Atelier Marcel Hastir. C’est un peintre qui organisait des concerts dans son atelier, comme je le fais  moi même depuis 4 ans à Toulouse. C’est une salle mythique où Jacques Brel et Barbara ont fait leur premier concert.
En plus d’une exposition, je joue dans une pièce pour 2 comédiennes, « La fin de l’été » de Françoise Sanyas-longeard avec Dominique Bru. J’ai recommencé à faire du théâtre, passion que j’avais pratiqué jeune. 
Puis  je prépare une exposition dans le cadre de l'APPART de Diverzarts, exposition en appartement qui aura lieu le weekend du 11 novembre à Paris 19 ème.
Il y a aussi 2 expositions prévues à Toulouse, une fin novembre et une en mars au Centre Culturel Henri Desbals.
Parallèlement, je suis en train de préparer un spectacle sur ma démarche picturale pendant  30 ans avec de la peinture en direct, musique, chant et texte.



Présentation d’Art® Contemporeines par DiverZarts

du 18 septembre au 6 octobre 2017
de 10 heures à 20 heures

Galerie Maurice Ravel

Centre Paris Anim' Maurice Ravel
6, avenue Maurice Ravel
75012 Paris

11 septembre 2017

Contemporeines : Sophie Cusset

Hello !
En septembre les Contemporeines reviennent ! 


Selfitre sophie cusset
Selfitre - Sophie Cusset
C'est à la Galerie Maurice Ravel dans le XIIe arrondissement de Paris qu'aura lieu la 3e édition de la présentation d'Art® Contemporeines. L'occasion pour moi d'être de nouveau dans le projet en tant que chargée de communication web de cet événement et l'occasion de revenir sur les premières artistes de l'aventure : Joëlle BONDIL, Florence BRODARD, Jennfier MACKAY, Anne-Laure MAISON. Elles seront accompagnées de 2 nouvelles venues : Marika PERROS et Sophie CUSSET.

Aussi, c'est avec plaisir que je vous propose de découvrir Sophie CUSSET la plus wonder woman de nos 6 artistes. Je la remercie de s'être confiée dans cette interview.
Parle-nous de ton univers artistique ?

Mon univers artistique part essentiellement du théâtre, je suis comédienne et metteure en scène,  le plus souvent  je crée des spectacles que j’écris au sein de ma compagnie, du coup mon rapport au spectacle vivant  est assez total, je joue, je peux scénographier un spectacle, décider des costumes, avoir une idée du visuel de l’affiche et faire la photo.

J’aime inventer des objets scéniques , c’est même une obsession et je crois que ce que je préfère  par dessus tout c’est  tout inventer et tout faire, aussi bien jouer que faire un shopping costumes à Barbès que de me lancer dans une série photos sur la condition de la femme qui continue depuis 6 ans maintenant ! Je suis assez multicarte, une show girl boulimique de création  sur tous les fronts comme Wonder Woman !  Parler des femmes dans mes projets est une constante et une nécessité.
Le travail photographique est arrivé plus tard dans mon parcours mais je réalise que je garde les mêmes obsessions de mise en scène pour la photo : qu’est ce qu’on raconte dans la photo, quelle situation joue-t-on, quel est le cadre, qui sont les acteurs et quel est le décor ? Mes inspirations esthétiques   sont  le cinéma et  la famille : le cadre, faire un repérage du fond ou du décor existant dans la vie, dans la ville. 
J’aime le glamour du cinéma, le pop art  et ce qui m’intéresse c’est de mélanger tout ça, de photographier une situation des plus quotidiennes : le repas des enfants ou le bain et de la placer dans un décor ou un cadre déjà existant qui pourrait être celui d’Almodovar ou de Tarantino. Les photos sont de véritables clichés dans les deux sens du terme et ont souvent l’air d’être posés alors que le shooting se fait en dix minutes et que souvent l’envie de faire une photo arrive la veille. Cette réalité est possible  car les acteurs sont mes enfants, ma mère  et tout le monde veut bien jouer le jeu !
Je suis dans la mouvance des artistes qui mettent en scène leur quotidien, l’autofiction est un genre qui m’inspire terriblement  et me convient, ça m’amuse de faire de ma vie un objet d’art, de la raconter puis de la  décaler : une sorte de catharsis artistique.  J’aime les costumes et le travestissement, la théâtralité exacerbée d’où ce costume de super héroïne bon marché shoppé sur internet, cette seconde peau qui raconte la condition de la femme contemporaine et qui permet par l’humour de se jouer de la criante banalité du réel et de rire de » la charge mentale ».

wonder woman sophie cusset
©Sophie Cusset - Wonder Woman

Depuis combien de temps tu évolues dans le milieu artistique ?

J’évolue dans le milieu artistique depuis plus de vingt ans et mon parcours tend de plus en plus vers ça : l’autofiction baignée dans le tragicomique et la paillette pour raconter mon quotidien et parler des maux de la société contemporaine  que ce soit par la photo ou par les créations théâtrales.

Quels sont les artistes  que tu apprécies et qui t’inspirent ?

De fait  les artistes que je suis et qui m’inspirent sont  Sophie Calle , Cindy  Sherman, Virginie Despentes , PJ HARVEY , Catherine Ringer , Sofia Coppola , Pedro Almodovar, Quentin Tarantino , Xavier Dolan .

Si tu devais organiser une exposition quels seraient les artistes  que tu présenterais ?

Si je devais organiser une exposition et bien ils seraient tous là, Virginie Despentes lirait des extraits de King Kong théorie, son manifeste pour un nouveau féminisme, j’aurai donné carte blanche à Sophie Calle qui  aurait inventé un concept d’expo intégrant tous ces nouveaux copains.

Quelle est ton actualité ?

Mon actualité  c’est l ‘exposition de ma série photos Wonder Woman dans Contemporeines, merci Christophe et Pascal de m’avoir invitée !   Puis la création de » King Lear Remix « d’Antoine Lemaire,  une réécriture du roi Lear de Shakespeare qui se jouera en lecture théâtrale à la rentrée au théâtre de Belleville dans laquelle je joue trois rôles féminins  et puis la création de « Wonder woman enterre son papa », un cabaret noir et pailleté  sur la mort de mon père, la fin de vie et les maisons de retraite que j’écris et met en scène et qui se jouera en décembre au théâtre de Cachan. Et le visuel de l’affiche c’est une photo de la série Wonder Woman : la boucle est bouclée ! 



Présentation d’Art® Contemporeines par DiverZarts

du 18 septembre au 6 octobre 2017
de 10 heures à 20 heures

Galerie Maurice Ravel

Centre Paris Anim' Maurice Ravel
6, avenue Maurice Ravel
75012 Paris

3 septembre 2017

Codex a envahit l'aquarium !

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha
Depuis le mois d’avril, l'Aquarium de Paris présente une exposition majeure sur les récifs coralliens. 

L’objectif est de faire connaître la diversité et la beauté des fonds sous-marins, tout comme les initiatives visant à préserver ce patrimoine unique et si important pour l’Humanité. 

Dans ce cadre, l’art et la science se retrouvent dans un même lieu l’Aquarium de Paris. Un parcours artistique mêlant installation, sculptures, street art et photographies. 

C’est à cette occasion qu’en plein mois d’août, lorsqu’on m’a contacté pour me proposer une visite guidée et personnalisée de « Codex en eaux fantastiques » avec le street artiste Codex Urbanus, je n’ai pas hésité une seconde car avec mon collectif Street Art Shooteurs, nous suivons le travail de Codex Urbanus depuis plusieurs années. La première fois que j’ai vu ses dessins d’étranges animaux sortant tout droit d’un milieu mi S.F mi féerique c’était dans les rues de Paris. 

Mais avec un parcours dans un des endroits les plus apaisants de Paris, les bestiaires réalisés par Codex Urbanus in situ sur les murs de l’Aquarium de Paris ont une ressemblance avec les animaux nageant à côté.
Un clin d’œil de l’artiste à ce beau monde marin afin de développer une sorte de dialogue formel entre l'espèce existante et celle qui est fantasmée, ainsi qu’une interaction avec les visiteurs qui détournent leurs regards un instant des bassins. 

Comme Codex Urbanus précise : « Les Abysses regorgent de créatures qui constituent un bestiaire au moins aussi surprenant et fantastique que celui que n'importe quel esprit humain pourrait imaginer! Et la rencontre avec le public découle un peu de cette recherche onirique. Finalement, dans la plupart des cas, le visiteur ne se rend pas à l'aquarium comme un naturaliste, avec un esprit scientifique, mais plutôt comme un enfant, pour découvrir des formes de vie différentes et rêver à d'autres mondes... Je pense que mon bestiaire s’inscrira naturellement dans cette démarche et permet de toucher les plus petits et peut être une première approche avec l’Art. » .

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

Je vous conseille d’aller en famille voir les dessins de Codex Urbanus et en même temps de bien observer les aquariums. Peut-être que vous croiserez une sirène.

Codex Urbanus

L'artiste décline ses créatures mutantes sans fin, conscient de l’aspect éphémère de leur vie, comme une vanité urbaine*.

Aquarium de Paris

Composé d’une cinquantaine de bassins permettant de découvrir plus de 10 000 poissons et invertébrés de toutes les mers de France, dont 35 requins… Cet établissement possède le plus grand bassin à requins de France avec 3 millions de litres, un bassin pour caresser les poissons, organise également chaque jour de nombreuses animations interactives, des spectacles tous publics et diffuse des documentaires dans sa salle de cinéma…


5, avenue Albert de Mun/ 2, avenue des Nations Unies

75016 Paris

Métro : Iena ou Trocadéro

Tarifs 


Adultes : 20 € 50

Enfants : 3 à 12 ans : 13 €

Etudiants, seniors, demandeurs d’emplois : 16 €
Enfants moins de 3 ans : gratuit




2 mai 2017

Le Grand Pari de Christophe Horlain

Hello,

Avec cet article, je vous propose de découvrir un des projets de mon ami Christophe Horlain. Je vous ai parlé à de nombreuses reprises de son travail (Christophe Horlain, l'artiste aux multiples facettes, Le passé du temps qui passe vu par Christophe Horlain, ...).

En mai Christophe expose à l'Atelier 160 de Jennifer Mackay à Rouen. Il vous présentera son Grand Pari, un focus sur sa thématique Architecturale. Une exposition interactive où vous aurez l'occasion de participer au coloriage d'un des ses dessins grand format qui sera à votre disposition dans l'Atelier 160.

A l'issue de votre visite, vous avez la possibilité de l'acquérir en sérigraphie noir et blanc format 40x60cm, à colorier ou non.
A vous de choisir !

9 décembre 2016

Contemporeines : Joëlle Bondil

Hello !

Je vous avais parlée du travail de Joëlle Bondil l'année dernière, lorsque je suis allée à sa rencontre à la présentation d'Art® L'Appart de Diverzarts. 

Joëlle Bondil est une artiste aux multiples facettes : plasticienne, scénographe, ... Elle exposera quelques-unes de ses œuvres à la fin du mois de décembre à la galerie du 59 Rivoli à Paris. 

Aujourd'hui je vous propose de mieux la découvrir ! Vous connaissez le principe : mes interviews d'artistes ! 

Parles-nous de ton univers artistique

Mon univers artistique est une sorte de témoignage sur l’impermanence de la matière et de la condition humaine déclinée par différents moyens.
J’utilise divers médiums parfois mixés afin d’initier un travail sur la matière, le processus de fabrication, le sens, et le mode de représentation : dessin aquarelle, crochet, broderie, vidéo, photographie, animation.
Le dessin reste présent d’une manière ou d’une autre et est actuellement une pratique que je privilégie
Dans le processus de création je passe par différents niveaux et des ramifications, j’essaie de tendre ainsi vers ce qui n’est pas univoque.
Je construis autant par les vides que les pleins (et les suspends).  
Je recherche une sorte d’équilibre sensiblement instable.
J’interroge par là même ce qui pourrait se figer, s’arrêter.
J’aime prendre le temps du chemin, de l’expérimentation comme de devoir m’adapter en sachant que le repentir est pratiquement impossible dans certaines de mes pratiques.
Je me pose la question du rapport à l’œuvre dialogue, imprégnation, confrontation ?

6 décembre 2016

Contemporeines : Céline Lebovitch

Hello,

Je ne vous la présente plus si vous suivez assidûment mon blog, Miss Fuck aka Céline Lebovitch ne vous est pas inconnue.
Je la retrouve invitée dans la nouvelle Présentation d'Art® de l'association DiverZarts, qui aura lieu à la fin du mois de décembre : Contemporeines à la galerie du 59 Rivoli Paris Ier.

Artiste pochoiriste du mouvement alternatif,  je l'ai interviewée dans le cadre de ce nouveau projet artistique présentant des artistes femmes aux pratiques plastiques contemporaines auxquelles fait référence le travail qu'elle va présenter.



30 novembre 2016

Contemporeines : Jennifer Mackay

J'ai rencontré la plasticienne Jennifer Mackay et découvert son univers artistique par l'intermédiaire de mes amis de  DiverZarts. 


Comme je vous l'écrivais précédemment, je participe à la prochaine Présentation d'Art® de l'association DiverZarts intitulée Contemporeines. Précédemment, je vous ai déjà présentée une des artistes femme qui exposera à la Galerie du 59 Rivoli à Paris Ier.

Dans ce nouvel article, c'est à  Jennifer Mackay de répondre à mes questions. Tout comme moi,  découvrez le milieu artistique dans lequel elle évolue.


24 novembre 2016

Contemporeines : Florence Brodard

Hello,


Je reviens vers vous en tant que collaboratrice de l'association DiverZarts, la Fabrique de Culture. Comme pour la précédente Présentation d'Art® : Upcycling Berlin Projekt, je suis leur chargée de communication - réseaux sociaux.


Leur prochaine Présentation d'Art® intitulée Contemporeines sera consacrée aux femmes artistes.

Pour démarrer ma collaboration, je vais vous présenter en plusieurs articles les artistes qui interviendrons et exposerons pour cette Présentation d'Art® qui aura lieu à la Galerie du 59 Rivoli à Paris, du 20 au 31 décembre 2016.

La première artiste interviewée est Florence Brodard. Comme vous, je découvre son univers en préparant ce projet.

©Florence BordardSon univers artistique

Son univers artistique

Depuis de nombreuses années, Florence Brodard s'est fait connaître dans le monde de la création de mode par ses créations. 
Ses sources d'inspiration ont toujours priviligées la recherche de formes simples et colorées. 
Depuis quelques années, son travail de création s'est ouvert au domaine du dessin. Elle propose une série s'appelant " Mes dessins ". Dessins au pastel gras sur papier :
Miroirs d’un monde inconscient.
Reflets de l’invisible, sont le fruit d’un processus pendant lequel, émerge une forme directement transmise de l’inconscient à la main. Relayé par le regard qui va donner chair à la proposition.
Donnant naissance à des images à la fois, naïves et matures, simples et puissantes, gaies et dérangeantes.
Son univers est peuplé de créatures improbables dont les formes amiboïdes déjouent toute tentative de fixation d’une échelle. Microcosme ou macrocosme ?

27 août 2016

Portrait de rue

Savez-vous à quoi ressemblait la personnalité qui porte le nom de votre rue, avenue, passage ?


Dans le XIe arrondissement de Paris, si vous vous baladez près des squares, vous pourrez repérer que la mairie d'arrondissement nous propose de découvrir les portraits de ces personnes qui ont marqué leur temps. Une belle initiative pour mêler l'histoire au street-art.

Ce sont donc les dessins de l'artiste Ero Ellad qui s'exposent sur les grilles des squares et jardins de l'arrondissement.

Pour ma part, j'ai pris les photos ci-dessous au Square Maurice Gardette.

Le premier dessin d'Ero Ellad que j'ai aperçu dans la rue, était un portrait de Voltaire en 2015. Depuis, quand je me balade dans le XIe il m'arrive d'en voir et je trouve ce travail de mémoire très instructif.

©zaromcha

©zaromcha


29 juillet 2016

Les dessins de Jean-Charles de Castelbajac #1

Hello !

Comme vous avez pu vous en rendre compte en me suivant via Instagram, je suis une fan des dessins des Jean-Charles de Castelbajac.

Voici une nouvelle série de photos découverte ce mois-ci lors d'une de mes balades dans le centre de Paris.

A bientôt !

©Zaromcha

©Zaromcha

Je pense qu''il s'agit-il d'un de ses dessins ©Zaromcha

©Zaromcha



7 mars 2016

Un lieu, une adresse : le 59 Rivoli

SEBASTIEN LECCA
© zaromcha

Voici une idée de sortie dans la très touristique rue de Rivoli, dans le Ier arrondissement de Paris. Au numéro 59 de cette rue, se trouve un bâtiment de 6 étages. 6 étages d'ateliers d'artistes avec au rez-de-chaussée une galerie où les expositions défilent pour le plus grand bonheur des amoureux de l'art.
Ancien squat, le lieu est depuis quinze ans environ la propriété de la mairie de Paris.


C'est fin 1999 que quelques artistes investissent le bâtiment inoccupé du 59 rue de Rivoli, qui à l'époque appartenait au Crédit Lyonnais.
Remis en état, c'est le début de l'aventure du collectif "Chez Robert et les électrons libres". Ils accueilleront le public en proposant des expositions & performances. 

Mais l'Etat porte plainte. Le collectif est condamné à être expulsé en février 2000. Mais ils obtiendront un délai de 6 mois.

La presse commencera à parler de la situation et les pouvoirs publics commenceront à s'intéresser au dossier. Certains politiques s'engagent même en faveur des artistes squatteurs.
Bertrand Delanoë, le Maire de l'époque, annonce que la Mairie rachète le bâtiment. C'est le début de la légalisation des lieux pour le collectif qui devient une association : L'association 59 Rivoli. L'immeuble sera fermé environ 3 ans pour la réalisation de travaux de rénovation.

Depuis, les artistes accueillent le public tous les après-midi (sauf le lundi) pour leur faire découvrir leurs créations.

En entrant dans la galerie du 59 Rivoli, qui m'aurait dit quinze ans plus tôt qu'un jour j'organiserai une exposition dans un des lieux culturels parmi les plus atypiques de Paris ! 

Pour toute savoir sur l'histoire du 59 Rivoli c'est ICI

Si vous le visitez, j'attends avec impatience vos commentaires 😊

Bonne semaine à tous-tes et à très vite.

25 février 2016

Exposition : Resonnance de Reine Taëvran et Matti

Pour finir la semaine, voici une idée de sortie pour votre vendredi soir : L'exposition Resonnance.

Reine Taëvran et Matti sont deux artistes plasticiennes qui nous proposent une belle correspondance.

Reine depuis 20 ans travaille sur la défragmentation du noir, elle recherche dans le noir les couleurs et toutes ses subtiles nuances. Le noir porte en lui la lumière et dévoile à travers les teintes une poésie à la fois visuelle, sensible et spontanée.

Matti dans ses mouvements instinctifs recherche la forme dans l’abstrait. La technique en encre de chine permet des superpositions tout en finesse d’où émerge des couleurs subtils et douce.

Ces deux artistes nous emmènent en voyage dans leur univers coloré qui porte en lui la lumière.

L'exposition Resonnance réunie Reine et Matti. Venez découvrir leurs œuvres et surtout les artistes au café LA TERRASSE lors du vernissage qui aura lieu le 27 février prochain à partir de 14 heures.

  • Pour plus d'infos : 



Café La Terrasse144, rue de clignancourt75018 ParisMétro ligne 4 Simplon

22 janvier 2016

Paris vu par les artistes #ParisWeLoveYou

En novembre dernier, soit en 2015, je suis allée au GMAC. Traduction : Grand Marché d'Art Contemporain. L'occasion pour moi d'aller découvrir le stand de la gallery Paul. Aussi, quand j'ai vu toutes ces magnifiques œuvres j'avais envie de vous montrer celles de deux artistes qui ont été inspiré par PARIS : Les peintures très colorées de Simon Pradinas et le dessin de Dilian.

Je ne vous en dis pas plus et vous laisse regarder les détails de leurs œuvres !





Quelques photos du stand


31 août 2015

Les dessins de Jean-Charles de Castelbajac

J'apprécie énormément découvrir les dessins fait à la craie de Monsieur Jean-Charles de Castelbajac.
Quand je vois ses dessins, j'ai l'impression de découvrir des poèmes. A chaque dessin je vois une histoire douce.
Voici une petite sélection de photos faite au détour d'une rue où j'ai pu trouver l'un de ses jolis dessins. Très souvent en blanc, parfois de couleurs primaires que l'on peut voir souvent dans ses créations. 







Mais qui est-il ? Créateur de mode depuis 40 ans et également designer, Initiateur d'une transversalité audacieuse entre la mode et l'art. Il est le premier, dès les années 70 à démocratiser l'art en le transportant dans un vestiaire féminin ultra-conventionnel, donnant du sens à chacun de ses vêtements (source texte : http://jc-de-castelbajac.com/). 
A noter qu'il a croisé des grands artistes tel que Basquiat et Keith Haring.



28 juillet 2015

Connaissez-vous Fred Le Chevalier ?

Très peu de couleurs font ses personnages, généralement blancs et noirs. Parfois une petite phrase est apposée aux côtés de ses dessins collés sur les murs de la ville, et sont parfois accompagnés d’animaux.
Comme Fred Le Chevalier le dit lui-même : « Ce sont des cyclopes et des personnages tout droit sortis de la mythologie grecque, des enfants ou lutins masqués couverts de bandages ou de cornes … ». Ses dessins nous racontent une histoire.
Fred Le Chevalier, c’est comme un poète des rues.
Ils sont sur les murs mais également dans des livres sans texte comme il l’explique « il s’agit de recueils qui rassemblent  ses dessins ». Il a également réalisé un livre avec un embryon d’histoire, un livre objet ; une histoire d’amour entre deux personnages qui se cherchent, qui se repoussent. Son deuxième projet est une série de portraits interchangeables avec des hommes & des femmes. On peut mettre un homme en face d’une femme  ou d’un homme comme on veut, il s’appelle « l’amour n’est jamais sale ».

Parle-nous de ton univers ! Je dessine des personnages en noir et blanc qui sont assez reconnaissables car ils ont des dimensions pas totalement réalistes, des grosses têtes, ils ne sont pas totalement adultes pas totalement enfants. Que je fais évoluer, se rencontrer entre eux, entre personnages. Ils ont une vie de papier grâce aux illustrations sur des feuilles exposent dans des cadres, puis une vie dans la rue où je les colle sur des murs les plus contrastés possible, je recherche donc des allées, des impasses, des murs un peu sales…
Quelle a été ta première expérience artistique ? Je dessinai beaucoup enfant, j’ai fait des beaucoup de concours de dessins. J’habitais à Angoulême la ville où il y a le festival de la bande dessinée, il y avait beaucoup de choses visibles à ce moment-là comme des murs peints et d’autres animations. Mon père faisant de la peinture j’ai été marqué par tout cela, je lisais beaucoup. Puis j’ai arrêté de dessiner à l’adolescence. Je me suis remis à dessiner en rencontrant Béatrice Myself, qui fait des dessins très simples que je trouve poétiques, touchantes, ça m’a donné envie de m’y remettre parce que j’aimai ce qu’elle faisait et je trouvai cela accessible. Donc j’ai acheté des feutres, un cahier et je me suis remis à dessiner avec le même trait comme  celui que j’avais à 11 ans.
Depuis combien de temps tu travailles dans la rue ? Je dessine depuis 9 ans, et depuis 5 ans je colle dans la rue. Au début je collais de tous petits dessins que l’on ne voyait pas trop, ils étaient plus discrets. Je ne pensais pas que je me mettrais beaucoup à coller sauf que j’ai aimé ça. Le moment de coller et le moment de balade, de tranquillité, de liberté qui est précieux c’est pour cela que j’ai autant accroché.
Quelle est ton évolution depuis ? Il y a eu une évolution au niveau de la taille des personnages et aussi par rapport au nombre d’éléments qui sont collés. Puis il y a eu par le collage des illustrations pour des albums musicaux,  des expositions qui n’étaient pas l’idée initiale. J’ai également était contacté pour réaliser des dessins pour un film, Les petits princes de Vianney Lebasque. Le réalisateur avait repéré mes dessins en garant son scooter devant un mur où il y avait mes collages. C’est une belle histoire, où on a conçu à deux les dessins. J’ai également apprécié le scénario comme ayant travaillé dans l’enseignement. J’ai aussi réalisé des interventions auprès d’enfants dans des écoles, des centres d’arts plastiques.
Quels sont les artistes que tu apprécies, qui t’inspire ? J’étais inspiré par la bande dessinée italienne en noir et blanc, dont Hugo Pratt. Beaucoup de graphismes dans la musique punk rock avec des fanzines photocopiés fait à la main avec beaucoup de dessins, de collage, de créativité. Je lisais beaucoup de classiques de littérature avec des gravures en noir et blanc, les dessins de Terry Gilliam des Monty Python, des vieux films en noir et blanc comme le Village des Damnés.
Si tu devais organiser une exposition, quels seraient les artistes que tu présenterais ? C’est une question super dur ! Je dirai des gens que je ne présenterai pas parce qu’ils existent déjà très bien tout seul : Je suis très admiratif de ce que fait Stéphane Blanquet un dessinateur qui est pour moi un artiste au sens noble du terme. C’est une boule d’énergie qui fait une quantité de choses, un trait très très fin, très pointilleux, des dessins qui sont moitié dur moitié merveilleux.  J’admire aussi un auteur de bandes dessinées, David B qui est assez proche de ce qui me touche c’est très histoire de petit garçon, beaucoup de personnages de contes, d’histoire, souvent en noir et blanc avec une part de rêve de dureté. Ce sont des gens que j’aime beaucoup. Ou je ferai une exposition de mon père qui fait de la peinture , du pastel avec plein de couleurs.
Quelle est ton actualité ? Je fais régulièrement des petits salons de créateurs dans des bars. Des balades collages. Côté expositions, je devrais normalement exposer à Paris en avril et en septembre avec une exposition surprise ; j’aime bien quand les gens voient quelques choses qui n’est pas attendues et peut-être une exposition à Angoulême ma ville natale avec mon père.
Depuis que nous avons commencé, je remarque que les passants s’arrêtent souvent pour discuter avec toi ? Oui très souvent, c’est le côté cadeau. Mais parfois il y a un râleur, sinon j’ai beaucoup de retours chouettes, ça fait partie du truc. Croiser, échanger, j’aime beaucoup, ça ajoute quelque chose. Il y a le plaisir personnel un peu égoïste j’ai besoin de dessiner, et, je dessine, je les sors, je les fais voyager (les personnages). Finalement ce croisement avec les gens apporte une dimension riche et je me retrouve à parler avec des personnes avec qui je n’aurai jamais discuté, il va y avoir une vieille dame de 80 ans, un petit garçon, c’est très très divers et plus souvent bienveillant comme je fais du papier ça ne va pas agresser le passant, si je fais la même chose à la peinture je pense qu’il y a des gens qui hurleraient. Il y a plein de petits échanges fortuits, gratuits que j’aime beaucoup.

27 juillet 2015

Connaissez-vous Dilian ?

Avec la douceur de l'été qui arrive, j'avais envie de vous présenter une artiste aux dessins poétiques.

Il s'agit de Dilian. J'ai aperçue pour la première fois son travail du côté du 18e arrondissement de Paris. J'aime beaucoup dans ses dessins la simplicité du trait qui en dit beaucoup. Et, toujours de deux / trois couleurs. Original comme concept. Je vous laisse la décou vrir, elle a amicalement répondu à mes quelques questions que j'aime poser aux artistes.

Quel est ton artiste favori ?
Si je dois en choisir un seul, ce serait une seule ! Et ce serait Yayoi Kusama. Je suis fan de la folie colorée de cette artiste, de l’atmosphère qui se dégage de ses installations (et particulièrement celles aux pois rouges). Une atmosphère à la fois oppressante, joyeuse et triste.
Si je dois choisir un street artiste, ce serait Seth. Je suis amoureuse de la poésie de ses œuvres : la douceur de son trait associée à la dur fragilité de l’enfance.


Quel est ta 1ère expérience artistique ?
Je ne sais pas dire quelle est ma 1ère expérience artistique parce qu’il est encore très difficile pour moi de me penser artiste ! Je n’ai aucune formation artistique et dessine depuis moins de 3 ans. Alors, sans connaitre la définition d’expérience artistique, je peux te parler de comment est née Dilian, l’univers de mes dessins et mon besoin de le vivre et de le partagé … C’était un soir d’octobre, j’ai pris un feutre et j'ai créé sans m’en rendre compte mon petit personnage. Ce jour là, j'ai trouvé mon trait. C’était simplement comme une évidence. L’évidence d’une partie de moi-même qui n’en pouvait plus de se cacher ! Je crois vraiment avec un peu de recul que mes dessins, c'est mon petit monde intérieur, mes humeurs, qui n'en pouvait vraiment plus de se cacher... Les feutres de mon petit monde intérieur interdit qui ont poussé la porte du Monde, le grand de Monde – le vrai de Monde. Quelques jours après, à peine quelques jours après, j'ai signé ce premier dessin "Dilian". Il m'aurait été impossible de le signer de mon nom. Dilian, c'est vraiment l'anagramme de mon petit moi-même. Je pense vraiment que je l'ai inventé juste pour dessiner. Dessiner et partager. 


Et depuis, comment tu peux définir ton évolution ?
Mes dessins, j’ai tout de suite eu envie de les partager ! Dessiner pour soi, juste pour soi, uniquement pour soi… Je trouve ca un peu triste. Alors, j’ai commencé à les partager sur facebook et puis j'ai commencé a coller dans les rues de paris, pour partager un peu plus. La première fois, c'était en octobre 2011, ça faisait deux mois que j'étais parisienne ! J'ai pris mes dessins imprimés sur papier photo et je me suis dit que j'allais les coller dans la rue... Mais les coller pour que les gens les prennent ! J'avais pas envie qu'ils soient "volés", j'avais envie que mes abandons soient recueilli ! Alors, j'ai collé a côté de mes dessins ce message "take away" ! C'est comme ça que j'ai commencé et que je poursuis. J’adore l’idée que quelqu’un découvre un dessin, prenne le temps de le regarder, d’en choisir un et de l’emporter avec lui. 

De fil en aiguille ou de dessins en partage devrais-je dire… mon envie de partager et de créer prend de plus en plus de place dans ma vie. J’ai eu la chance en février de faire un take away au cabinet d’amateur sur l’invitation de Patrick Chaurin. J’ai adoré ce premier contact avec les personnes qui découvraient mes dessins. Vraiment adoré. Et puis ça m’a encouragé aussi. Depuis, je colle de plus en plus de take away bien sûr mais aussi des éphémères comme je les appelles : des dessins que je fais aussi au feutre mais sur tissu ! Et ceux là, ne sont pas destinés à être emportés… 

Et depuis quelques temps, je cherche d’autres techniques et teste d’autres supports. J’ai testé récemment la sérigraphie et j’ai trouvé ça magique… Ça me donne encore d’autres idées, j’aime beaucoup. Mais c’est encore en réflexion tout ça alors pour l’instant je me tais ! 

En conclusion, je pense très honnêtement que je suis toute vraiment toute jeune dans « l’art » (que je mets encore pour moi entre guillemet) mais que je sens bien maintenant en être au tout début de mon évolution artistique et surtout en être au début de mes envies par lesquelles je me laisse porter…



Crédit photos : Dilian


MERCI DILIAN


1er publication sur le blog : juillet 2013