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28 mai 2018

L'Appart de George

C'est la reprise des Présentations d'Art ® dans le cadre de L'APPART de Diverzarts.

Pour cette nouvelle édition, l"équipe de DiverZarts vous propose de découvrir l'univers de George. avec sa "chambre rouge".

Mais qui est  GEORGE ?
Il s'agit  de deux artistes femmes : Céline FOUCHEREAU et Jennifer MACKAY.
Deux parcours qu'elles ont associées en créant le collectif George.

GEORGE est née d’une rencontre entre deux artistes et surtout deux médiums : photos et sculpture textile. Son intention, son but, est de mettre en valeur toutes les facettes d’un féminin réel ou fantasmé à travers un personnage « chimérique », mais incarné, dénommé George. George sans « S » par coquetterie mais avec l’idée de l’unité : UNE pour toutes et tous. George pour Sand et le doigt mis sur un monde très patriarcal qui donne souvent plus de valeur, de vertus au genre masculin. 


George parce que ça rime avec Gorge et que la parole quelle soit dans le verbe ou le signe donne des pistes pour exprimer les multiples facettes d’une idée éthérée comme l’est « l’être ». George et sa perruque, carré à la sauce années folles parce qu’au moins tout le monde peut la porter, du moins on l’espère ! *

Collectif George
©Collectif George

Le processus de cette mise en miroir est partie d’une envie de sortir de l’illustration. Comment s’échapper du cadre. Comment permettre aux deux médiums et aux deux artistes de créer le canevas, la fusion entre une 2D photographique et une 3D en sculpture textile. Car la sculpture textile justement ne prend vraiment son sens que quand elle est portée, mise en espace. Et sa trace n’est révélée que par la transcription visuelle de la photographie. Dans notre démarche en tout cas. Alors nous avons alliés nos mains. En partant de l’idée du miroir, nous avons créé des images archétypales avec les clichés d’une séance de pose de George. Recréant par la même et avec l’objet textile une « fusion » entre le tissu et le modèle. Ensuite, le vrai travail de construction /déconstruction prend forme. Retranscrire à quatre mains et deux aiguilles l’univers de ces entités mise en image. A base de récupération d’éléments textiles nous appartenant, (vielles jupes, rideaux, colliers cassés) ou d’anciennes chutes de tissus, nous créons l’histoire en volume. De manière symbolique mais concrète l’histoire rogne le mur, grimpe, s’étale prend de l’ampleur et invite le spectateur à entrer dans l’image.*



collectif george
©Collectif George

Venez découvrir le collectif George les 2 et 3 juin 2018 de 15 heures à 20 heures au 131 avenue de Flandre 75019 PARIS. Confirmez le jour de votre présence en adressant un message via le formulaire contact du blog (en haut à droite). Je vous communiquerai les codes d'accès en retour et se sera l'occasion de nous y rencontrer.

collectif george
©Collectif George

J'ai hâte de voir cette nouvelle présentation d'art car j'apprécie le travail de Jennifer Mackay, découvert lors des expositions Contemporeines à l'initiative de Diverzarts. Lors d'un week-end passé à Rouen, j'avais déjà pu la rencontrer dans l'univers de son atelier.
L'occasion de voir l'évolution de son travail et sa collaboration avec Céline qui à 4 mains donne naissance à George.

collectif georges
©Diverzarts


* Sources texte & photos : Collectif George


Retrouvez le collectif George :

12 octobre 2017

Les textes des artistes de Contemporeines rentrent à la Bibliothèque Marguerite Durand... en grande difficulté actuellement

source image : Archives du féminisme

Sur proposition de l'équipe de la bibliothèque Marguerite Durand, grande figure du féminisme de son temps, les textes des artistes participantes à la 3e édition de  la   Présentation d'Art® Contemporeines qui s'est déroulée du 18 septembre au 6 octobre 2017 à la galerie Maurice Ravel (Paris 12e) , rentrent dans le fonds de la bibliothèque.



A l'initiative de Diverzarts, pour la 3ème édition de Contemporeines, les artistes Joëlle Bondil, Florence Brodard, Sophie Cusset, Jennifer Mackay, Anne-Laure Maison et Marika Perros ont eu à répondre sur la notion du genre de l'oeuvre, dans le développement de leur création artistique en tant que femme et artiste.

Durant la Présentation d'Art® à Maurice Ravel, ces textes ainsi que leurs biographies ont été proposé en exposition dans les vitrines de la bibliothèque Marguerite Durand.


Bibliothèque Marguerite Durand Paris
Vitrines exposition des textes - ©Zaromcha

Cette bibliothèque est consacrée à la cause des femmes, à leur condition au cours des siècles, à leur rôle dans la société et dans la famille, à leur travail, à leurs œuvres littéraires et artistiques, et à leurs diverses activités.
C'est pourquoi dans ce nouvel article, j'ai eu envie de vous parler de cette bibliothèque et je vous invite FORTEMENT à aller la découvrir.

Elle regroupe toutes les archives de Marguerite Durand depuis 1897 dont elle a fait don à la ville de Paris, pour créer la 1ère bibliothèque de documentation féministe. Petit à petit elle s'est enrichie d'autres documents collectés relatifs à l'histoire de la femme, sont rôle dans la société dans tous les domaines d'activités.

En 1931, la ville de Paris accepta le don pour intégrer cette collection dans le patrimoine. La bibliothèque ouvrira dans les locaux de la mairie du 5ème arrondissement de Paris et Marguerite Durand en sera la 1ère bibliothécaire. Elle y décédera en 1936.

La bibliothèque  sera dans le 5ème arrondissement jusqu'en 1988. 

Depuis 1989 la bibliothèque est installée dans le 13ème arrondissement de Paris au 79 rue Nationale, où j'ai pu visiter l'exposition de la présentation des textes, accompagnée de Pascal HUN de DiverZarts pour rencontrer lors de cet entretien Annie METZ la directrice & Sylvie LAENEN la responsable des périodiques.

Il faut savoir que la bibliothèque Marguerite Durand a énormément de documents qui sont consultés par des chercheurs, étudiants, associations féministes avec lesquelles la bibliothèque est en lien. Cette bibliothèque a une renommée internationale, durant l'été de nombreuses personnes viennent y étudier des documents.

Vous avez la possibilité de consulter les ouvrages sur place en libre accès, faire des recherches à partir de microfilms que l'on peut par la suite imprimer ou numériser sur clés USB.

La bibliothèque Marguerite Durand en chiffres :

  • 50 000 livres et brochures depuis le 17è siècle, sur le féminisme, l'histoire des femmes et du genre
  • 1 200 titres de périodiques féminins et féministes depuis le 18è siècle
  • 5 000 dossiers documentaires constitués depuis la fondation de "La Fronde"* et classées par personnalités et par sujets
  • 4 500 lettres autographes et manuscrits d'écrivaines, d'artistes, de femmes politiques, de scientifiques, de voyageuses, ...
  • 4 500 photographies
  • 3 500 cartes postales
  • 1 200 affiches et un ensemble d'iconographie diverse (dessins, gravures, journaux illustrés)
  • Une trentaine de fonds d'archives d'associations et de personnalités.
  • Près de 3 000 documents consultables en ligne, parmi lesquels le périodique La Française, le dossier documentaire "Vote de Femmes", la transcription de manuscrits inédits de Marguerite Durand, le manuscrit de Louise Michel, Histoire de ma vie, une sélection de correspondance ; 
  • 160 affiches ; 1 700 cartes postales ; plus de 400 photographies ainsi que divers journaux illustrés.
* Marguerite Durand a fondé le journal La fronde. Journal 100% féminin dans toutes les étapes de la rédaction à la création. Dans cette aventure, il y avait avec elle Séverine journaliste, qui a été la secrétaire du Jules Vallés.

bibliothèque Marguerite Durand Paris
Poste microfilm - ©Zaromcha

bibliothèque Marguerite Durand Paris
Salle de lecture et de consultation - ©Zaromcha

bibliothèque Marguerite Durand Paris
©Zaromcha

bibliothèque Marguerite Durand Paris
Les périodiques - ©Zaromcha

Les services de la bibliothèque


  • 6 postes informatiques permettant la consultation des catalogues et des documents numérisés.
  • 3 postes "chercheurs" permettant en outre la consultation d'Internet
  • Documents sur microfiches et microfilms
  • Catalogue informatisé disponible en ligne : https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/
  • Accès wifi
  • Veille documentaire sur l'actualité consultable sur les postes "chercheurs" ou sur le site Netvibes

Publications 


  • La bibliothèque Marguerite Durand. Histoire d'une femme, mémoire des femmes d'Annie Metz. Ed. Agence culturelle de Paris, 1992
  • Photos Femmes Féminisme 1860-2010. La collection de la bibliothèque Marguerite Durand d'Annie Metz et Florence Rochefort. Ed. Paris bibliothèques 2010. Edité à l'occasion de l'exposition présentée à la galerie des bibliothèques de la ville de Paris du 19 novembre 2010 au 13 mars 2011.
  • Des cartes postales, reproduisant des documents anciens sont également éditées.

bibliothèque Marguerite Durand Paris

La bibliothèque Marguerite Durand est une bibliothèque spécialisée de la Ville de Paris. Elle est accessible avec la carte de lecteur qui peut être délivrée sur place et qui est valable pour toutes les bibliothèques spécialisées et patrimoniales du réseau de la ville de Paris. J'ai moi-même cette carte depuis de nombreuses années car si vous suivez mon blog, vous avez pu constater que je suis une passionnée d'architecture, d'urbanisme et d'histoire. Elle me permet d'aller dans des bibliothèques spécialisées quand ma bibliothèque de quartier ne peut répondre à mes recherches.




Une bibliothèque en difficulté actuellement

N'hésitez pas à me laisser un commentaire pour me dire ce que vous avez pensé de cette bibliothèque, sachant qu'actuellement elle est en difficultés suite à un déménagement programmé de la ville de Paris vers la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP).

Vous trouverez ici toutes les informations concernant les difficultés de la bibliothèque Marguerite Durand.

Une pétition est en ligne pour sa sauvegarde.


Bibliothèque Marguerite Durand
79, rue Nationale
75013 Paris
01 53 82 76 77
bmd@paris.fr
Twitter : @bibMarguerite


13 septembre 2017

Contemporeines : Marika Perros

Hello,

Voici le portrait de Marika PERROS, une des nouvelles artistes de la 3e édition de Contemporeines à la Galerie Maurice Ravel.

Elle viendra se joindre aux premières artistes de l'aventure qui sont Joëlle BONDIL, Florence BRODARD, Jennfier MACKAY, Anne-Laure MAISON. Retrouvez leurs interviews.

En début de semaine je vous ai présenté Sophie CUSSET une des 2 nouvelles artistes invitées.


Aussi, c'est avec plaisir que je vous propose l'interview de Marika PERROS. Je la remercie d'avoir répondu à mes questions.



marika perros
Mon univers artistique ?

Très jeune, je regarde les peintres de la renaissance, les sculptures grecques, etc. J’ai la formidable chance d’avoir un père passionné de voyages qui me fait visiter enfant les plus grands musées d’Europe ainsi que de nombreux lieux mythique (Delphes, Athènes, Venise, l’Alhambra etc. Nourris de tout ce que je vois, je pratique le dessin et la peinture très assidûment.

Vers 12 ans, je pense, j’ai entendu qu’on cessait d’être un enfant, quand on cessait de voir des images dans les nuages. Peut être ma volonté de rester enfant, mais surtout celle de conserver mon imagination m’a poussée à continuer à rêver en observant le ciel et à faire de même sur le papier. Donc au lieu de représenter une image précise, je me mis à faire des taches sur le papier et à imaginer des personnages, animaux, paysages, dans ces taches. (un peu comme  Max Ernst, sans même connaître son existence, ni sa manière de travailler à l’époque)

Je crois que c’est là qu’est né mon engouement de jouer avec l’abstraction et la figuration.  Le petit chien dans les « Ménines «  de Vélasquez est certes un chien quand on le voit de loin, mais de près, c’est une série de mouvements du pinceau, très enlevée et très abstraite.
Ma volonté d’aller dans cette direction a été amplifiée quand à l’école d’art, un certain professeur m’a affirmé que c’était impossible…
           
Pendant toutes ces années de pratique, j’ai oscillé entre une semi-figuration ou une semi-abstraction, obnubilée toutefois par une phrase d’ Hokusai disant que le trait doit être vivant.

J’ai adoré les peintres de la renaissance et les surréalistes pendant mon adolescence, suis tombée amoureuse de l’abstraction lyrique (Sam Francis, Rothko) pendant mes études, avec une affection toute particulière pour Vermeer tout au long de ma vie. C’est encore lui que je regarde si je suis en panne d’inspiration!

Après avoir travaillé pendant des années sur le plein (« all-over semi figuratif ») j’ai inversé la tendance  il y a une dizaine d’années et me suis mise à travailler sur le vide, le silence, la paix.

Depuis combien de temps j’évolue dans le milieu artistique ? 

Depuis ma première école d’art au Danemark, c’est à dire depuis mes 18 ans, j’en ai 55, ouf… presque 40 ans… le temps passe très vite ;-)

Quels sont les artistes que tu apprécies et qui t’inspirent ?

Actuellement, j’aime énormément Cy Twombly  et je continue à regarder Vermeer.  Citer tous les artistes que j’aime et qui m’ont inspirée dans ma vie serait trop long mais j’aime  beaucoup des artistes de land art comme Richard Long, Andy Goldsworthy et de l’Arte povera comme Mario Mertz et Giuseppe Penone.

Si tu devais organiser une exposition, quels seraient les artistes que tu présenterais ?

Et bien il y aurait déjà tous ceux cités précédemment.

Je crois que je ferais une sélection d’œuvre en partant d’une Vénus du paléolithique puis une sculpture étrusque, un vase grecque antique, une stèle maya, une vierge à l’enfant du 12° siècle,  un moucharabiés du 15°, une enluminure persane, un Adam et Eve de Cranach le jeune, une peinture de Jérome Bosch, un dessin de Léonard de Vinci,  une peinture de Michel-Ange et du Caravage.,Vermeer bien sur et je ferais un grand saut dans le temps jusqu’au 19° avec une esquisse de Delacroix, en passant par une œuvre d’Hokusai et de Gustave Moreau. Et de nouveau un grand saut  avec des œuvres d’Henri Michaux, Alechinsky, Sam Francis, Rothko, Marc Tobey. Un bon Tapiés, du land art, une installation de Magdalena Abakanowicz et pour finir Cy Twombly.


coquelicot marika perros
© Marika Perros - Coquelicot 
debout marika perros
© Marika Perros - Debout

Quelle est ton actualité ? 

Tout d'abord ma participation à la Présentation d'Art® Contemporeines à l'initiative de Diverzarts à la Galerie Maurice Ravel Paris 12ème du 18 septembre au 6 octobre 2017.
Je prépare actuellement une exposition qui aura lieu à Bruxelles le 21 Octobre 2017 à l’Atelier Marcel Hastir. C’est un peintre qui organisait des concerts dans son atelier, comme je le fais  moi même depuis 4 ans à Toulouse. C’est une salle mythique où Jacques Brel et Barbara ont fait leur premier concert.
En plus d’une exposition, je joue dans une pièce pour 2 comédiennes, « La fin de l’été » de Françoise Sanyas-longeard avec Dominique Bru. J’ai recommencé à faire du théâtre, passion que j’avais pratiqué jeune. 
Puis  je prépare une exposition dans le cadre de l'APPART de Diverzarts, exposition en appartement qui aura lieu le weekend du 11 novembre à Paris 19 ème.
Il y a aussi 2 expositions prévues à Toulouse, une fin novembre et une en mars au Centre Culturel Henri Desbals.
Parallèlement, je suis en train de préparer un spectacle sur ma démarche picturale pendant  30 ans avec de la peinture en direct, musique, chant et texte.



Présentation d’Art® Contemporeines par DiverZarts

du 18 septembre au 6 octobre 2017
de 10 heures à 20 heures

Galerie Maurice Ravel

Centre Paris Anim' Maurice Ravel
6, avenue Maurice Ravel
75012 Paris

11 septembre 2017

Contemporeines : Sophie Cusset

Hello !
En septembre les Contemporeines reviennent ! 


Selfitre sophie cusset
Selfitre - Sophie Cusset
C'est à la Galerie Maurice Ravel dans le XIIe arrondissement de Paris qu'aura lieu la 3e édition de la présentation d'Art® Contemporeines. L'occasion pour moi d'être de nouveau dans le projet en tant que chargée de communication web de cet événement et l'occasion de revenir sur les premières artistes de l'aventure : Joëlle BONDIL, Florence BRODARD, Jennfier MACKAY, Anne-Laure MAISON. Elles seront accompagnées de 2 nouvelles venues : Marika PERROS et Sophie CUSSET.

Aussi, c'est avec plaisir que je vous propose de découvrir Sophie CUSSET la plus wonder woman de nos 6 artistes. Je la remercie de s'être confiée dans cette interview.
Parle-nous de ton univers artistique ?

Mon univers artistique part essentiellement du théâtre, je suis comédienne et metteure en scène,  le plus souvent  je crée des spectacles que j’écris au sein de ma compagnie, du coup mon rapport au spectacle vivant  est assez total, je joue, je peux scénographier un spectacle, décider des costumes, avoir une idée du visuel de l’affiche et faire la photo.

J’aime inventer des objets scéniques , c’est même une obsession et je crois que ce que je préfère  par dessus tout c’est  tout inventer et tout faire, aussi bien jouer que faire un shopping costumes à Barbès que de me lancer dans une série photos sur la condition de la femme qui continue depuis 6 ans maintenant ! Je suis assez multicarte, une show girl boulimique de création  sur tous les fronts comme Wonder Woman !  Parler des femmes dans mes projets est une constante et une nécessité.
Le travail photographique est arrivé plus tard dans mon parcours mais je réalise que je garde les mêmes obsessions de mise en scène pour la photo : qu’est ce qu’on raconte dans la photo, quelle situation joue-t-on, quel est le cadre, qui sont les acteurs et quel est le décor ? Mes inspirations esthétiques   sont  le cinéma et  la famille : le cadre, faire un repérage du fond ou du décor existant dans la vie, dans la ville. 
J’aime le glamour du cinéma, le pop art  et ce qui m’intéresse c’est de mélanger tout ça, de photographier une situation des plus quotidiennes : le repas des enfants ou le bain et de la placer dans un décor ou un cadre déjà existant qui pourrait être celui d’Almodovar ou de Tarantino. Les photos sont de véritables clichés dans les deux sens du terme et ont souvent l’air d’être posés alors que le shooting se fait en dix minutes et que souvent l’envie de faire une photo arrive la veille. Cette réalité est possible  car les acteurs sont mes enfants, ma mère  et tout le monde veut bien jouer le jeu !
Je suis dans la mouvance des artistes qui mettent en scène leur quotidien, l’autofiction est un genre qui m’inspire terriblement  et me convient, ça m’amuse de faire de ma vie un objet d’art, de la raconter puis de la  décaler : une sorte de catharsis artistique.  J’aime les costumes et le travestissement, la théâtralité exacerbée d’où ce costume de super héroïne bon marché shoppé sur internet, cette seconde peau qui raconte la condition de la femme contemporaine et qui permet par l’humour de se jouer de la criante banalité du réel et de rire de » la charge mentale ».

wonder woman sophie cusset
©Sophie Cusset - Wonder Woman

Depuis combien de temps tu évolues dans le milieu artistique ?

J’évolue dans le milieu artistique depuis plus de vingt ans et mon parcours tend de plus en plus vers ça : l’autofiction baignée dans le tragicomique et la paillette pour raconter mon quotidien et parler des maux de la société contemporaine  que ce soit par la photo ou par les créations théâtrales.

Quels sont les artistes  que tu apprécies et qui t’inspirent ?

De fait  les artistes que je suis et qui m’inspirent sont  Sophie Calle , Cindy  Sherman, Virginie Despentes , PJ HARVEY , Catherine Ringer , Sofia Coppola , Pedro Almodovar, Quentin Tarantino , Xavier Dolan .

Si tu devais organiser une exposition quels seraient les artistes  que tu présenterais ?

Si je devais organiser une exposition et bien ils seraient tous là, Virginie Despentes lirait des extraits de King Kong théorie, son manifeste pour un nouveau féminisme, j’aurai donné carte blanche à Sophie Calle qui  aurait inventé un concept d’expo intégrant tous ces nouveaux copains.

Quelle est ton actualité ?

Mon actualité  c’est l ‘exposition de ma série photos Wonder Woman dans Contemporeines, merci Christophe et Pascal de m’avoir invitée !   Puis la création de » King Lear Remix « d’Antoine Lemaire,  une réécriture du roi Lear de Shakespeare qui se jouera en lecture théâtrale à la rentrée au théâtre de Belleville dans laquelle je joue trois rôles féminins  et puis la création de « Wonder woman enterre son papa », un cabaret noir et pailleté  sur la mort de mon père, la fin de vie et les maisons de retraite que j’écris et met en scène et qui se jouera en décembre au théâtre de Cachan. Et le visuel de l’affiche c’est une photo de la série Wonder Woman : la boucle est bouclée ! 



Présentation d’Art® Contemporeines par DiverZarts

du 18 septembre au 6 octobre 2017
de 10 heures à 20 heures

Galerie Maurice Ravel

Centre Paris Anim' Maurice Ravel
6, avenue Maurice Ravel
75012 Paris

3 septembre 2017

Codex a envahit l'aquarium !

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha
Depuis le mois d’avril, l'Aquarium de Paris présente une exposition majeure sur les récifs coralliens. 

L’objectif est de faire connaître la diversité et la beauté des fonds sous-marins, tout comme les initiatives visant à préserver ce patrimoine unique et si important pour l’Humanité. 

Dans ce cadre, l’art et la science se retrouvent dans un même lieu l’Aquarium de Paris. Un parcours artistique mêlant installation, sculptures, street art et photographies. 

C’est à cette occasion qu’en plein mois d’août, lorsqu’on m’a contacté pour me proposer une visite guidée et personnalisée de « Codex en eaux fantastiques » avec le street artiste Codex Urbanus, je n’ai pas hésité une seconde car avec mon collectif Street Art Shooteurs, nous suivons le travail de Codex Urbanus depuis plusieurs années. La première fois que j’ai vu ses dessins d’étranges animaux sortant tout droit d’un milieu mi S.F mi féerique c’était dans les rues de Paris. 

Mais avec un parcours dans un des endroits les plus apaisants de Paris, les bestiaires réalisés par Codex Urbanus in situ sur les murs de l’Aquarium de Paris ont une ressemblance avec les animaux nageant à côté.
Un clin d’œil de l’artiste à ce beau monde marin afin de développer une sorte de dialogue formel entre l'espèce existante et celle qui est fantasmée, ainsi qu’une interaction avec les visiteurs qui détournent leurs regards un instant des bassins. 

Comme Codex Urbanus précise : « Les Abysses regorgent de créatures qui constituent un bestiaire au moins aussi surprenant et fantastique que celui que n'importe quel esprit humain pourrait imaginer! Et la rencontre avec le public découle un peu de cette recherche onirique. Finalement, dans la plupart des cas, le visiteur ne se rend pas à l'aquarium comme un naturaliste, avec un esprit scientifique, mais plutôt comme un enfant, pour découvrir des formes de vie différentes et rêver à d'autres mondes... Je pense que mon bestiaire s’inscrira naturellement dans cette démarche et permet de toucher les plus petits et peut être une première approche avec l’Art. » .

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©Zaromcha

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©Zaromcha

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©Zaromcha

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©Zaromcha

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©Zaromcha

codex-urbanus-aquarium-paris-zaromcha
©Zaromcha

Je vous conseille d’aller en famille voir les dessins de Codex Urbanus et en même temps de bien observer les aquariums. Peut-être que vous croiserez une sirène.

Codex Urbanus

L'artiste décline ses créatures mutantes sans fin, conscient de l’aspect éphémère de leur vie, comme une vanité urbaine*.

Aquarium de Paris

Composé d’une cinquantaine de bassins permettant de découvrir plus de 10 000 poissons et invertébrés de toutes les mers de France, dont 35 requins… Cet établissement possède le plus grand bassin à requins de France avec 3 millions de litres, un bassin pour caresser les poissons, organise également chaque jour de nombreuses animations interactives, des spectacles tous publics et diffuse des documentaires dans sa salle de cinéma…


5, avenue Albert de Mun/ 2, avenue des Nations Unies

75016 Paris

Métro : Iena ou Trocadéro

Tarifs 


Adultes : 20 € 50

Enfants : 3 à 12 ans : 13 €

Etudiants, seniors, demandeurs d’emplois : 16 €
Enfants moins de 3 ans : gratuit




24 mai 2017

Primitif

Hello,

Fin mars, je suis allée à l'inauguration de l'exposition PRIMITIF consacrée à Pablo Picasso, qui est organisée au musée du Quai Branly Jacques Chirac en collaboration avec le Musée national Picasso-Paris. Une belle scénographie dans la Galerie jardin où les œuvres de l'artiste se mélangent avec des objets d'art primitif.

Cette exposition très intéressante se suit de façon chronologique. Elle commence en 1900 date à laquelle Pablo Picasso s'est installé à Paris et se terminer en 1974.

Cette exposition m'a interpellée car je ne savais pas que Pablo Picasso s’intéressait à l'Art Africain. J'ai pu le découvre en admirant les objets que l'artiste collectionnait.

Voici quelques photos de ceux qui a marqué mon attention :

Picasso Primitif musée du quai branly
Photo de Picasso dans l'atelier du Bateau-Lavoir (Frank Gelett Burgess)
Picasso Primitif musée du quai branly

Picasso Primitif musée du quai branly
Chaise-palette de Picasso
Picasso Primitif musée du quai branly

Picasso Primitif musée du quai branly
Le chapeau de paille au feuillage bleu - mai 1936
Picasso Primitif musée du quai branly
Tête d'homme barbu - 1938
Picasso Primitif musée du quai branly

Picasso Primitif musée du quai branly
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Vous avez visité cette exposition ? Qu'en avez-vous pensez ? Laissez moi un commentaire pour tout me raconter !

PICASSO PRIMITIF
28 mars au 23 juillet 2017

37, quai Branly
75017 Paris




6 mai 2017

Invader for kids

Hello,

Chez les Street-Art Shooteurs, l'amour pour l'art se transmet de génération en génération.

Mister Kid Zaromcha apprécie beaucoup les envahisseurs que l'artiste Invader installe un peu partout dans Paris.

Lorsque j'ai eu connaissance de l'exposition " Hello my game is ... " j'ai tout de suite pensé à mon Mister Kid Zaromcha. Chouette ! une idée de sortie pour toute la famille !

Pari gagné ! Il a ADORÉ cette exposition ludique qui permet aux enfants de voir au plus près les belles créations d'Invader.

Mais qui est Invader ?

On sait peu de choses sur lui. Très discret, il ne montre pas son visage.

Invader est très actif dans son art. Il a collé plus de 1250 créations dans Paris et pleines d'autres aux quatre coins du monde. Il en a même envoyé une à des milliers de kilomètres au-dessus de notre tête.

Ses créations sont faites de mosaïques qui donnent vie à ses envahisseurs, inspirés du jeu vidéo Space invader et d'autres classiques des années 80 - 90. Certaines de ses œuvres sont également réalisées à l'aide du Rubik's Cube.

Je ne vous en dis pas plus. Vous avez jusqu'au 3 septembre 2017 pour découvrir en famille " My game is ... ". C'est au Musée en Herbe au 23, rue de l'Arbre-Sec  75001 Paris.

Quelques photos de notre visite :


My game is ... invader musée en herbe paris
©Zaromcha

My game is ... invader musée en herbe paris
©Zaromcha

My game is ... invader musée en herbe paris
©Zaromcha

My game is ... invader musée en herbe paris
©Zaromcha



  • Plus d'infos :

Le Musée en Herbe
23, rue de l'Arbre-Sec
75001 Paris

5 mai 2017

Le nu et Transparence

Hello, 

Depuis quelques articles à travers mon blog je vous amène à voyager en dehors de Paris. 

Aujourd'hui destination Arles ! Je vous propose de découvrir le photographe Daniel Nassoy. 

J'ai découvert son travail avec la série " Cartes du corps " (une cartographie des droits des homosexuels dans le monde). Un travail qui nous rappelle que dans le monde, certaines personnes n'ont pas les mêmes droits face à leur identité sexuelle. Des photos de nus masculins ou apparaissent en transparence les cartes  et couverts du drapeau du pays auquel fait référence l'artiste. Il a commencé par les pays ou l'homosexualité est interdite et réprimée  pour finir par les pays ou les droits sont reconnus.

©Daniel Nassoy

 Il présente actuellement une série intitulée 'Transparences' à l'Atelier Du Château Des Arts (Arles). 

Qui mieux que l’artiste pour nous parler de cette série de photos : 

«Transparences» ... non ce n’est pas pour dire que les personnes que je vais photographier sont transparentes !L’objectif est de photographier un ensemble de personnes très différentes mais de manière à ce que l’on ne puisse pas les reconnaître sur des photos en entier et en mouvement, puis on se rapproche avec un plan américain et une troisième photo avec un portrait serré où chaque personne devient identifiable ...L’idée étant de dire que tout le monde doit être considéré de la même manière (plus question de sexe, d’orientation, de taille, de poids, de handicap, de genre, de couleur, de pays, de religion, etc) mais chacun(e) est différent(e) et possède sa propre personnalité, âme et conscience !*

Transparences
Exposition du 3 au 17 mai 2017 de 10h30 à 19h30
L’Atelier Du Château Des Arts - 58, rue du Quatre Septembre  13200 ARLES

Anne ROMAO 06 62 28 78 52 atelierduchateaudesarts.com


Si vous allez à Arles, n'hésitez pas à me laisser un commentaire, pour me dire ce que vous avez pensés de l'exposition de Daniel Nassoy.


* Texte de Daniel Nassoy

2 mai 2017

Le Grand Pari de Christophe Horlain

Hello,

Avec cet article, je vous propose de découvrir un des projets de mon ami Christophe Horlain. Je vous ai parlé à de nombreuses reprises de son travail (Christophe Horlain, l'artiste aux multiples facettes, Le passé du temps qui passe vu par Christophe Horlain, ...).

En mai Christophe expose à l'Atelier 160 de Jennifer Mackay à Rouen. Il vous présentera son Grand Pari, un focus sur sa thématique Architecturale. Une exposition interactive où vous aurez l'occasion de participer au coloriage d'un des ses dessins grand format qui sera à votre disposition dans l'Atelier 160.

A l'issue de votre visite, vous avez la possibilité de l'acquérir en sérigraphie noir et blanc format 40x60cm, à colorier ou non.
A vous de choisir !

29 mars 2017

J'ai quitté Paris

Hello,

J'ai quitté Paris ! Mais uniquement le temps d'un week-end pour aller voir la seconde édition de la présentation d'art Contemporeines, qui à l’invitation de l’artiste rouennaise Jennifer Mackay a investit l’espace de l’ATELIER 160 du 23 mars au 2 avril 2017 au 160 rue Beauvoisine à Rouen.


C'est à cette occasion, que j'en ai profité pour visiter la belle ville de Rouen, découvrir l'univers de Jennifer Mackay qui pour l'édition 2 s'est entouré des artistes plasticiennes Joëlle Bondil et Anne-Laure Maison.

Anne-Laure Maison

Jennifer Mackay

Joëlle Bondil

Pendant ces deux jours, je me suis perdue dans les nombreuses petites rues pour aller à la recherche des collages d'Anne-Laure Maison qui est intervenue dans l'espace Urbain pour l'occasion.

Anne-Laure Maison

Egalement, j'ai pas mal eu les yeux levés vers le ciel pour observer tous les détails de l'architecture atypique des maisons rouennaises : à colombages ou parfois avec de magnifiques couleurs que je n'ai pas l'habitude de voir.

Après mes balades, j'allais retrouver l'équipe de DiverZarts et Jennifer Mackay à l'ATELIER 160. Si vous êtes non loin de Rouen, je vous conseille d'aller à leur rencontre. 


La présentation d'art Contemporeines se termine le 2 avril prochain. Cette semaine l’équipe de DiverZarts vous accueillera du jeudi au dimanche de 11 heures à 19 heures et Jennifer Mackay vous recevra sur rendez-vous les autres jours (contact atelier : 06.29.85.43.94) ou allez au finissage qui aura lieu le samedi 1er avril à partir de 18 heures.

La présentation d'art Contemporeines est à voir ! Il s'agit d'un projet qui a été conçut par DiverZarts : c’est repérer des plasticiennes, prendre le temps de la rencontre, de l’échange, d’interroger leur vécu comme leurs pratiques artistiques et le lien éventuel entre les deux.

C’est aussi le choix d’exposer des plasticiennes dont la force est leur parcours artistique non linéaire et dont l’une de leurs particularités est d’interroger le déséquilibre.

Par ailleurs et individuellement :
  • Se posent-elles la question d’un univers artistique dit « féminin » ?
  • Ne se posent-elles pas cette question ?
  • Qu’en pensent-elles ? Cela apparaît-il dans leur production ? Si oui comment ?
  • Cherchent-elles les frontières, les transversalités, les zones floues qu’il s’agisse du genre et/ou de la démarche artistique ?
Je vous laisse découvrir ma balade rouennaise en photos et si vous allez à l'Atelier 160, laissez moi un commentaire en dessous pour me dire ce que vous avez pensé de Contemporeines.





A bientôt !